Proton VPN Free est souvent cité comme l’un des meilleurs VPN gratuits du marché, et pour de bonnes raisons : pas de limite de données, pas de publicité, pas de restriction de durée. Mais entre un usage occasionnel et des besoins réels en streaming, en torrent ou en multi-appareils, la question de la bascule vers Proton VPN Plus se pose vite. Voici ce que change réellement l’abonnement payant, ce qu’il coûte et dans quels cas il se justifie.
Ce que propose réellement Proton VPN Free au quotidien
Proton VPN Free occupe une place à part dans le paysage des VPN gratuits. C’est l’un des rares services à ne fixer aucune limite de données ni de bande passante, à n’afficher aucune publicité et à ne pas restreindre la durée d’utilisation. La plupart des VPN gratuits, eux, plafonnent l’usage entre 500 Mo et 10 Go par mois, ce qui bride vite un usage quotidien.
Cette gratuité repose sur un modèle économique cohérent. Selon Resilier.com, 60 % des VPN gratuits financeraient leur service en revendant les données de navigation de leurs utilisateurs. Proton refuse cette voie : l’offre gratuite est financée par les abonnements payants, sans publicité ni monétisation des données. Des services comme Windscribe ou PrivadoVPN proposent eux aussi une formule gratuite, mais avec un quota de données, contrairement à Proton.
Côté sécurité, rien ne distingue le gratuit du payant sur l’essentiel. Le chiffrement AES-256, le kill switch et la politique no-log sont identiques entre les deux offres. Proton VPN est basé en Suisse, un pays hors des alliances de surveillance 5/9/14 Eyes, avec un code open source régulièrement audité. L’utilisateur gratuit bénéficie donc de la même protection que l’abonné.
Au quotidien, l’application attribue automatiquement une localisation parmi une dizaine de pays, sans que vous puissiez la choisir. Un seul appareil peut être connecté à la fois. Bonne nouvelle pour les nouveaux venus : un article Presse-citron (2026) indique que l’offre gratuite inclut 7 jours d’accès à VPN Plus offerts dès l’inscription.
Les principales limites de la version gratuite (serveurs, appareils, vitesse)
La première limite concerne les serveurs. La version gratuite couvre environ 10 pays ou localisations, sélectionnés de façon aléatoire par l’application. Impossible de viser un pays précis pour un contenu géolocalisé, et les localisations disponibles peuvent changer d’un jour à l’autre.
Deuxième limite : les connexions simultanées. Proton VPN Free est limité à une seule connexion, contre 10 appareils pour la version payante. Pour un foyer avec un PC, un smartphone et une tablette, il faut déjà arbitrer.
Troisième limite, la plus sensible : la vitesse. Selon Techradar, le forfait gratuit atteint une vitesse maximale de 335 Mbit/s, contre plus de 950 Mbit/s pour Proton VPN Plus. Les serveurs gratuits sont volontairement bridés et, ouverts à tous, ils sont aussi plus sollicités aux heures de pointe.
S’ajoutent des restrictions d’usage : le streaming, notamment Netflix, n’est pas pris en charge par la version gratuite, pas plus que le P2P/torrent. Les fonctionnalités avancées comme NetShield, Secure Core, Tor over VPN ou le split tunneling sont réservées aux abonnés payants.
Ces compromis se lisent dans les tests : un article Techradar attribue une note globale de 60/100 à Proton VPN Free contre 83/100 pour Proton VPN Plus. Le gratuit reste honnête pour de la navigation, mais l’écart se creuse dès qu’on demande plus au service.
Proton VPN Plus : ce que débloque réellement l’abonnement payant
En passant à Proton VPN Plus, on récupère d’abord la liberté de choix : des dizaines de pays sélectionnables, l’accès au P2P/torrent, le déblocage des plateformes de streaming comme Netflix, et 10 connexions simultanées.
Attention toutefois aux chiffres qui circulent sur la taille du réseau, car ils varient fortement selon les sources et les dates. Futura-Sciences (2026) recense 15 897 serveurs dans 126 pays pour l’offre payante, tandis qu’un article iPhon (2026) évoque un cap de 19 673 serveurs dans 145 pays, atteint en avril 2026. Phonandroid cite 19 836 serveurs, et Resilier.com mentionne plus de 20 000 serveurs dans 140 pays. Ces écarts s’expliquent simplement : le réseau de Proton VPN s’étend vite et chaque article photographie un état à un instant donné. Retenez l’ordre de grandeur, pas le chiffre exact.
L’abonnement débloque aussi les outils de confort et de sécurité renforcée : NetShield bloque publicités et trackers à la source, Secure Core fait transiter le trafic par des serveurs à haute sécurité avant la sortie, Tor over VPN permet de rejoindre le réseau Tor via le VPN, et le split tunneling laisse certaines applications hors du tunnel chiffré.
Tableau comparatif Proton VPN Free vs Plus (serveurs, pays, appareils, prix)
| Critère | Proton VPN Free | Proton VPN Plus |
|---|---|---|
| Localisations | Environ 10 pays, attribués aléatoirement | 126 à 145 pays sélectionnables selon la date |
| Connexions simultanées | 1 appareil | 10 appareils |
| Limite de données | Aucune | Aucune |
| Vitesse | Bridée, 335 Mbit/s maximum selon Techradar | Plus de 950 Mbit/s |
| Streaming (Netflix, etc.) | Non pris en charge | Pris en charge |
| P2P/torrent | Non | Oui |
| NetShield, Secure Core, Tor over VPN, split tunneling | Non | Oui |
| Chiffrement AES-256, kill switch, no-log | Oui | Oui |
| Prix | Gratuit | 9,99 €/mois sans engagement, 2,99 €/mois sur 2 ans |
Sur les fondamentaux de confidentialité, les deux offres sont à égalité. La bascule vers Plus porte donc avant tout sur le confort, la vitesse et les usages.
Combien coûte Proton VPN Plus et quelles promotions sont disponibles ?
Le tarif de base, sans engagement, est annoncé à 9,99 €/mois par plusieurs sources (iPhon, Futura-Sciences, Techradar). Mais tout se joue sur la durée d’engagement, avec des réductions importantes sur les formules 2 ans.
Clubic (2026) évoque une offre Proton VPN Plus à 2,99 €/mois sur engagement de 2 ans, soit une réduction de 70 % sur le tarif public. L’abonnement 2 ans revient à 71,76 € pour 24 mois au lieu de 239,76 € au tarif mensuel. Journal du Geek confirme qu’en 2026, Proton a abaissé le tarif de VPN Plus à 2,99 €/mois sur cette formule. Selon la période, Resilier.com mentionne aussi une offre payante à partir de 3,49 €/mois : les promotions varient, la logique reste la même, plus l’engagement est long, moins le mois est cher.
Côté garantie, les formules payantes incluent une garantie satisfait ou remboursé sous 30 jours, confirmée aussi bien par Clubic que par Phonandroid et Futura-Sciences. De quoi tester le streaming et le réseau complet sans risque financier.
Sur le rapport qualité-prix, Proton VPN Plus affronte des concurrents directs comme NordVPN ou Surfshark, qui pratiquent eux aussi des remises importantes sur les engagements de deux ans. À tarif promotionnel comparable, Proton se distingue par trois arguments : une offre gratuite réellement illimitée vers laquelle on peut revenir à tout moment, un code open source audité et une juridiction suisse hors des alliances 5/9/14 Eyes.
Pour aller plus loin, Techradar précise que Proton VPN facture 9,99 $/mois pour VPN Plus et 12,99 $/mois pour VPN Unlimited, avec des tarifs annuels respectifs de 2,99 $ et 6,49 $ par mois. La formule Unlimited regroupe le VPN avec les autres services Proton : Mail, Drive et Pass, utile si l’écosystème complet vous intéresse.
Faut-il passer au payant ? Les cas d’usage qui justifient la bascule
Proton VPN Free suffit largement pour sécuriser sa navigation sur un wifi public, protéger ses échanges sur un seul appareil ou simplement comprendre comment fonctionne un VPN. Sans limite de données, c’est un vrai service, pas une démo.
La bascule vers Proton VPN Plus se justifie dans des cas précis : débloquer Netflix ou d’autres plateformes, pratiquer le P2P/torrent, connecter plusieurs appareils simultanément, viser un pays en particulier ou filtrer publicités et trackers avec NetShield. Les profils les plus exigeants en matière de confidentialité y gagneront en plus Secure Core et Tor over VPN.
Comment passer de Free à Plus, concrètement
La souscription se fait depuis votre compte Proton, sur le site ou directement dans l’application, à la rubrique abonnement. Vous choisissez la formule (mensuelle, annuelle ou 2 ans), validez le paiement, et les serveurs comme les fonctionnalités Plus se débloquent immédiatement, sans réinstallation ni changement de compte.
Le retour en arrière est prévu pour les hésitants. En annulant le renouvellement, vous laissez courir l’abonnement jusqu’à son terme, puis le compte retrouve les limites de l’offre gratuite, qui reste accessible sans condition. La garantie satisfait ou remboursé de 30 jours permet de plus de tester Plus sans engagement réel. Si vous visez l’ensemble VPN, Mail, Drive et Pass, c’est l’abonnement VPN Unlimited qu’il faut regarder plutôt que VPN Plus seul.
Les tests comparatifs identifient surtout deux gains immédiats après la bascule : la liberté de choisir son pays et la constance de la vitesse aux heures de pointe. L’écart de notes entre les deux offres chez Techradar, de 60/100 à 83/100, traduit exactement ce ressenti : le gratuit protège, le payant libère.